Entreprise du Patrimoine Vivant Entreprise du Patrimoine Vivant


Les faïenceries et émaux de Longwy, entre tradition et modernité

C’est à Longwy, au cœur de la Lorraine, dans l’un des grands centres historiques français de la faïencerie, que l’entreprise Faïenceries et Émaux de Longwy a été fondée en 1798. Aujourd'hui nombreux sont les designers (Hilton Mc Conico, Garouste et Bonetti, Anne Marie Beretta, Régis Dho, Jean Boggio, etc.) qui ont apporté leur créativité à la Faïencerie. Allons faire un tour dans l'atelier pour mieux comprendre le mariage entre tradition et modernité.

Si l'histoire de la faïencerie de Longwy remonte à 1798, un nouveau chapitre sur les fameux émaux cloisonnés s'est ouvert en 1992 à l'arrivée de Mme Michelle Kostka fermement décidée à tourner la page des fleures de pommier, certes emblématiques mais appartenant désormais au passé.

Depuis 20 ans, de nombreux artistes contemporains ont travaillé en étroite collaboration avec l'entreprise, offrant à leurs œuvres de nouveaux formats, parfois sublimées par la matière et ses reliefs.




Le savoir faire identitaire des émaux de Longwy est une alchimie qui naît à 1 400 degrés dans le pot du four à fusion d'où sortira le cristal coloré. Réduit en poudre et mélangé à l'eau il est appliqué minutieusement à la seringue ou au bâtonnet par les décoratrices. Seule la cuisson fixera l'émail et révèlera la couleur. Mais à la sortie du four, environ 3/4 des pièces retourneront entre les mains des décoratrices pour la pose de l'or ou du platine.

De nouveaux styles voient régulièrement le jour dans les ateliers de Longwy, tels les créations signées Clotilde D, ambiance noir blanc et or, au style moderne et géométrique, ou encore Susy et Lisa adaptations des œuvres de Stéphane Gisclard aux influences cubistes, qui nécessitent une nouvelle technique de l'application de l'émail et la patte unique d'une des décoratrices.

Après plus de deux siècles, ces savoir faire manuels, se perpétuent et évoluent, pour répondre aux nouvelles envies des artistes, et les pièces de collection, éditées à 50, voire 10 exemplaires, deviennent à leur tour de véritables œuvres d'art.


02 Avril 2013