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Aisthésis, de l’esprit dans la création

Depuis plus de 20 ans, Aisthésis réalise du mobilier sur mesure pour les décorateurs ou les particuliers, et édite ses propres collections. Savant mélange de savoir-faire ancestral et de lignes résolument contemporaines, les créations de Jérôme Cordié ont un sens, une inspiration puisée au cœur de la mythologie, de la symbolique et de l’Histoire. L’emploi de matières naturelles, telles le galuchat, le mica, le parchemin, la corne, la nacre…, renforce cette recherche d’harmonie avec la nature. Un savoir-faire rare reconnu par le label EPV en 2006.




Un homme toujours en recherche

Après des études scientifiques, Jérôme Cordié se forme à la menuiserie via le Compagnonnage, puis à l’ébénisterie et aux techniques de finition. Jérôme Cordié est un homme curieux de tout, avide de toujours découvrir de nouvelles techniques, de nouveaux matériaux. «Je suis toujours intéressé par ce qui est mystérieux. J’aime bien ce qu’on ne connait pas. Avec le galuchat, il y avait tout à découvrir…»

C’est en 1984, alors qu’il vient de quitter la province pour installer son atelier de restauration à Paris, que Jérôme découvre le galuchat, une passion qui ne le quittera plus !



L’aventure du galuchat

L’histoire du galuchat est, en effet, une succession de rebondissements.

 

Cette peau de raie ou de roussette, qui fut utilisée au Japon dès le VIIIe siècle, n’arrive en Europe qu’au XVIIe siècle, par les comptoirs hollandais. Elle est, alors, utilisée en gainerie : l’écrin en galuchat fait fureur.

Au XIXe, la mode est passée, entrainant dans l’oubli pratiques et techniques.

En 1910, le créateur Paul Iribe récupère un ancien stock de galuchat. Il dessine un meuble et demande à son ami Clément Rousseau, ébéniste, de le réaliser avec ces peaux. C’est un immense succès, une référence pour toute la période art déco. Tous les décorateurs se lancent dans la folie du galuchat.

Pourtant, les guerres successives font à nouveau oublier cette belle peau, et on en perd une fois encore la maîtrise.

Et, aujourd’hui, il est à nouveau prisé pour le mobilier, la maroquinerie, et la haute-joaillerie.

 



Jérôme Cordié fut l’un des premiers à retravailler le galuchat. Il retrouve les anciennes techniques traditionnelles, mais, par des recherches continuelles, il invente aussi de nouveaux procédés, et de nouvelles finitions. L’une de ses premières innovations : la finition en samé-nuri doré.

Reconnu comme un spécialiste, il se voit confier la restauration de meubles et objets Art Déco, dont certains sont dans les plus grands musées (Rodin, Cognac Jay, Carnavalet, Arts Décoratifs, Le Louvre…). Mais, s’il conserve un goût marqué pour cette période, sa maîtrise des techniques spécifiques à chaque domaine, et sa connaissance de l’art décoratif, lui permettent de restaurer tous styles de mobilier.

 

Une ligne créative qui a du sens

Aujourd’hui, Jérôme Cordié fabrique du mobilier d’exception pour les plus grands décorateurs français et internationaux et édite sa propre ligne signée Aisthésis : des meubles sur mesure et aussi des créations, dans une sélection de matières rares.

Dans les créations Aisthésis, Jérôme Cordié met en œuvre les tracés régulateurs, ces principes géométriques utilisés par les constructeurs de l’Antiquité et du Moyen-âge. Inscrivant les formes dans des proportions harmoniques liées aux lois de la nature, ils engendrent une vraie symbiose entre l’homme et l’objet.

Pour renforcer ce caractère écologique, Jérôme Cordié n’utilise que des matières naturelles, tels le parchemin, la corne, la nacre, le mica, os, bois précieux,etc.

Ses créations, aux lignes résolument contemporaines, ont une dimension spirituelle : «la création, c’est la rencontre entre une forme, un symbole, une histoire».


Selettes «Khépri» et Déburiel»

Ces deux sellettes s’inscrivent dans une ligne de mobilier dite «des anges».

Elles ont été créées par Jérôme Cordié et Aisthésis sur le thème de la Terre et du règne des insectes. Ils sont indispensables à la vie sur terre en ces temps où celle-ci semble menacée.

La terre est représentée sur les dessus par un cercle craquelé en incrustation de pierres dures: lapis-lazuli pour l’une et jade pour l’autre.




Les sellettes sont laquées selon les techniques traditionnelles par Marie Zebrou de l’atelier de création d’«Isabelle Emmerique» et un insecte est représenté sur chaque sellette.

Khépri : Sur le plateau, le lapis-lazuli symbole de l’Égypte, est associé à son emblème le scarabée, symbole de la résurrection et donc du Soleil, cycle de vie.

Déburiel : Sur le plateau, le jade symbole oriental du yang, symbole solaire de renaissance, de perfection et d’énergie cosmique, emblème des 5 vertus, est associé a l’abeille également symbole solaire. Les abeilles, indispensables à la pollinisation des plantes sur terre, sont aujourd’hui menacées d’extinction.

Les sabots ont été créés par Carole Crèvecoeurs: « Atelier Vulcain», en fer pur, matière éternelle.


 

 


Un patrimoine français d’exception

Par son choix de fabriquer la totalité de son mobilier au sein de son atelier parisien, Aisthésis participe à valoriser un patrimoine français de savoir-faire d’exception. Jérôme Cordié est présent dans les salons et expositions tant en France qu’à l’étranger, il est président de l’Association du Viaduc des arts.




01 Juillet 2014